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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 19:46

jeudi 25 mars 2010

Salut la tribu,

Pas grand-chose d’intéressant à vous raconter… Je travaille beaucoup, je ne lève que rarement le nez de mes chiffres, je me fais emmener en voiture au boulot, ramener à l’hôtel à midi pour manger et faire la sieste, et pareil pour l’après midi et le soir… Du coup, il ne se passe pas grand-chose pendant mes journées en dehors du manger, bosser, dormir…

Pour couronner le tout, j’ai réussi en deux jours à contracter une bronchite et une tourista (mais une belle, à mettre un zébu sur les genoux…). Je suis donc totalement en vrac, à moitié nauséeuse, crachant mes poumons dès que je parle (avec une belle voix masculine rocailleuse, d’ailleurs), flippant dès que les toilettes sont à plus de trente mètres de distance… Que du bonheur… Bon, mais je ne suis pas là pour m’apitoyer sur mon sort, d’autant moins que ce genre de soucis est plus que fréquent en mission… Petit florilèges d’idées qui me viennent comme ça sur la région Antandroy (en m’excusant d’avance de faire quelques généralités et raccourcis que ces quelques jours passés ici ne me permettent pas de dépasser) :

Les chiens sont très mal vus, ils sont chassés de partout, ils ne sont pas des animaux de compagnie. Une insulte du genre « espèce de chien » est l’insulte suprême et peut amener à verser une amende importante.

Les enfants sont à peine mieux traités, l’éducation est rude ici, les familles vivent en communautés de quartier, les enfants passent leurs journées ensemble et se font souvent chasser à coup de fouet par les adultes quand ils interrompent des palabres ou des réunions.

Le sable ici est orange, et comme il y a beaucoup de vent, la nuit, les étoiles ne sont pas blanches mais oranges… C’est joli comme tout…

Les gens adorent médire, faire courir des rumeurs, surtout s’il s’agit d’histoires d’infidélités. Et quand on demande qui dit ça, tout le monde répond : « c’est pas moi… on m’a dit… ». On raconte aussi que les Wasa (autrement dit les blancs, comme moi…) sont des trafiquants d’organes…

Le fruit du cactus est absolument délicieux, il a le goût du kiwi mûr, ce côté un peu acidulé tout en étant sucré. C’est une vraie gourmandise, mais il faut être très prudent quand on l’épluche, en digne fruit du cactus, il est hérissé de petites épines très fines qui se fichent facilement dans les doigts, voire même dans la langue (pour ceux qui ne sont pas doués en épluchage) et on ne peut s’en débarrasser qu’avec l’aide d’une tierce personne armée d’une microscopique pince à épiler.

Les gens sont très superstitieux. Le matin, avant le lever du soleil, les cloches de l’Eglise sonnent pour chasser les mauvais esprits. Il paraît que dans tel quartier, il y a une femme fantôme qui couche avec les hommes qui rentrent chez eux après le coucher du soleil. Quand on repère des voleurs de bétails, on préfère sacrifier une tête de bétail que de faire intervenir la police ou l’armée… Les fantômes existent, tout le monde en a vu…

On peut manger des petites langoustes délicieuses, j’en ai mangé hier midi chez l’expat et son épouse, c’est fameux.

Je suis lessivée et à court d’idées, je vous abandonne…

Bonne nuit

Par Maman Lion - Publié dans : Madagascar - Communauté : Voyages
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 15:41

lundi 22 mars 2010

Les jours se suivent et ne se ressemblent jamais… Cela est la leçon de vie de base : rien n’est permanent et croire le contraire est une grossière erreur… Bon, parfois, on aimerait bien que les choses agréables soient permanentes, c’est de bonne guerre, mais trop miser dessus ne peut mener qu’à des déconvenues… Alors, autant prendre les journées de merde pour ce qu’elles sont et se dire, qu’avec un peu de chance, ça ira mieux demain…

Bref, une journée pourrie aujourd’hui, vous l’aurez deviné… Enfin, juste pourrie au niveau du boulot, un peu frustrante quand les outils refusent de fonctionner, un peu désespérante quand une des tâches à réaliser s’avère quasi impossible, un peu dévalorisante quand il s’agit d’un problème de compréhension (bon, en général, je pige plutôt bien, malgré ma mémoire de poisson rouge, mais là, franchement, je suis noyée… je pense que le comptable de l’institution de microfinance était soit un pervers soit un psychopathe, mais pas franchement quelqu’un de simple dans sa tête…), un peu agaçante quand les informaticiens décident de changer de logiciel de messagerie alors qu’on est à l’autre bout de la planète...

En dehors de ça, les gens sont adorables, j’ai une connexion qui marche à peu près convenablement, il fait chaud mais pas trop (voire même, là, à la nuit tombée, j’aurais presque la chair de poule…), le vent souffle en rafales comme j’aime, et cette nuit, la pluie d’orage a martelé la tôle ondulée de ma petite case, c’était très agréable… J’ai eu Luna au téléphone qui fait des miracles en lecture avec sa grand-mère, je me sens plutôt sereine et tranquille. J’ai annoncé la couleur au siège que j’avais besoin d’aide et mon chef a répondu présent, ça a de quoi rassurer. 

J’ai vu avec bonheur le résultat des élections en me connectant ce matin, ça ne fait pas de mal non plus… J’essaie de ne pas trop penser au nombre de jours qu’il me reste à faire ici en me disant que vue la tâche à réaliser, je n’aurai pas souvent l’occasion de rester concentrée deux semaines durant sur un seul pays, alors, autant en profiter pour me sortir cette épine du pied pour les mois à venir…

J’espère que vous allez bien, envoyez moi des nouvelles, je bosse beaucoup mais un petit mot par ci, par là, ça fait toujours du bien, c’est comme une petite récréation rafraîchissante.

Plein de bises antandroy

Par Maman Lion - Publié dans : Madagascar - Communauté : Voyages
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 06:53

Dimanche 21 mars 2010

Ce matin, j’étais à une cérémonie pour les obsèques d’un membre de la famille de l’épouse de notre expatrié. Les obsèques là bas sont tout le contraire des obsèques chez nous. D’abord, ils gardent le corps chez eux en attendant d’avoir l’argent nécessaire pour faire les obsèques, cela peut prendre des semaines, des mois parfois (oui, c’est un peu beurk…). Et, surtout, c’est l’occasion de recevoir tout le monde, comme on ferait pour un mariage chez nous, la famille au sens large, les amis, les collègues, les relations, des centaines de personnes qu’il faut nourrir et abreuver pendant une journée, souvent plus souvent, surtout pour ceux qui viennent de loin. Mon collègue a fait cadeau d’un zébu, les gens qui ont de l’argent offrent un zébu, ceux qui en ont moins offrent une chèvre, un mouton, une poule, du riz, en sachant que lorsque ce sera leur tour, tous ces gens qui sont leurs obligés leur rendront la pareille. Il y a une incroyable ambiance de fête, tout le monde mange, boit, rigole. Les gens présents étaient de toute sorte, certains dont on voit à leurs bijoux qu’ils ne manquent pas d’argent et d’autres qui n’ont sur eux que le morceau de tissu effiloché qu’ils portent. La pauvreté ici est extrême, vraiment très profonde. Il reste encore des poches d’épidémies rares comme la lèpre, la tuberculose (pas forcément là où je me trouve mais dans certaines zones reculées de Madagascar). Et cette détresse humaine reste toujours difficile à affronter.

Et, ce soir, la suite des festivités. La personne décédée était un chanteur très célèbre, auteur et compositeur des polyphonies les plus connues de Madagascar : j’ai eu du mal à comprendre s’ils l’appelaient Gabin ou Gamin (hi… hi… hi…). Par conséquent, nuit musicale avec un matos plus que rudimentaire, des branchements électriques à vous faire dresser les cheveux sur la tête (mais un peu à la mode décharge…). Une chose m’a surprise : les anciens sont respectés, presque vénérés, par contre, les enfants sont à peine mieux traités que les chiens (sauf chez ceux qui semblent avoir plus d’argent…), il faudra que j’interroge discrètement sur le pourquoi de ce comportement qui doit bien avoir une raison culturelle…

Bises chaleureuses (et venteuses)

Par Maman Lion - Publié dans : Madagascar - Communauté : Voyages
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 06:46

samedi 20 mars 2010

L’énergie est là, et bien là, celle que j’avais perdue au Myanmar, celle dont je craignais qu’elle ne m’ait échappée à jamais, celle qui me permet de bosser plus de 10 heures par jour en ayant la patate le soir. A quoi tient-elle, cette énergie ? A un seul mot : l’espoir… L’espoir de réaliser mes objectifs, l’espoir de finir ces tâches que je ne parviens jamais à mener à leur terme, l’espoir que ces missions aient une utilité, l’espoir de ne pas quitter ceux que j’aime pour rien…

Une autre chose nourrit mes missions, ce sont ces cadeaux que l’on me fait en m’offrant un pays, ses coutumes, ses spécificités, ses clés de décodage…

Une dernière chose m’est très précieuse, c’est la complicité, la confiance que je peux partager avec certains salariés locaux.

C’est un peu tout cela qui a fait que mon vendredi était riche, fort, efficace, dans le sentiment qu’on poursuivait un but commun, que j’y avais ma place, mon utilité.

 

Aujourd’hui, c’était différent, c’était une journée de voyage. L’avion d’abord, pour relier Tana à Fort Dauphin. L’arrivée sur Fort Dauphin est magnifique, entre nuages, mer et montagnes. Le paysage est spectaculaire, comme si une forêt tropicale escarpée s’effondrait dans un océan bleu-vert. Nous avons déjeuné au bord de l’eau, dans le vent chargé d’iode, dans la musique des vagues qui viennent mourir dans le sable clair, sous des palmiers frissonnants. Le pied absolu…

Et, ensuite, la route, enfin, route, c’est un bien grand mot… Non que ce soit une piste (enfin, pas au début…) mais elle a du être construite il y a plus de vingt ans et n’a certainement jamais été entretenue ensuite… Quatre heures pour parcourir 110 km, une anthologie du nid de poule, une ode au zig-zag. Quand on maintenait un petit 60 km/h pendant plus de 200 mètres, c’était la fête du slip !!!

Sur les bords de route, un défilé de pauvreté absolue : enfants qui poussent de petites charrettes de bois, corps d’adultes maigres et musculeux ployant sous des charges diverses, troupeaux de zébus, de moutons, de chèvres, chiens faméliques, vendeurs de fruits et mendiants… Les gens n’ont rien, ou si peu… Ils font des enfants à foison, ils se lavent dans les flaques d’eau sur le bord des routes, ils avancent avec courage, pour survivre, avec l’énergie du désespoir peut être. Ils sont noirs de soleil alors que les gens de la ville ont la peau cuivrée, ils mangent des cactus quand il ne reste plus rien d’autre. Une pluie de trop, une trop longue sécheresse, un coup de vent violent et tout est à recommencer à zéro. Ils ne possèdent finalement que leur courage. Et pourtant, ils sourient, ils saluent le passage de cette voiture qui véhicule une femme blanche…

Le paysage est édifiant, changeant du tout au tout sur une très courte distance. On passe d’une zone humide, tropicale, luxuriante où les palmiers se disputent la terre avec les bananiers, une zone escarpée entourée de montagnes vertes et blanches qui viennent mourir dans des rizières sans fin à une zone désertique, peuplée de cactus à perte de vue et où les seuls arbres sont d’étranges tiges de bois droites de moins de deux mètres et sans branches, étroites et constellées de minuscules feuilles, comme un pieu planté dans le sol… Etonnante vision comparable à nulle autre !

Je loge dans un endroit qui ne manque pas non plus de piquant : imaginez une caravane qui ressemblerait à un chalet de montagne sordide et vous vous rapprocheriez de la réalité. Une pièce de 20 m² avec un lit, une table, deux chaises, une minuscule salle d’eau avec la traditionnelle bassine et son bol pour la douche. Point positif, il y a du papier dans les toilettes (ça a l’air con comme ça, mais c’est le genre de petit détail qui peut vous pourrir l’existence…

Demain, je suis invitée à une cérémonie mortuaire traditionnelle antandroy (oui, cette région est l’Androy, ses habitants se nomment les Antandroy), une expérience intéressante que je prendrai plaisir à vous faire partager.

Bonne nuit, la tribu, là, moi, je m’arrache la gueule avec un sauté de légumes pimenté en diable, savourant l’idée que demain, c’est grasse mat’ (si tant est que la chaleur me le permette…).

Par Maman Lion - Publié dans : Madagascar - Communauté : Voyages
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 07:26

J’ai un gros coup de flemme ce soir, à la limite du syndrome de la page blanche. Quelque chose s’est fragilisé pendant ma mission au Myanmar, une forme de doute qui dérobe mon énergie et m’empêche d’avoir la même patate que les autres années, la même puissance de travail que lors des autres missions…

Et pourtant, pour le moment, les choses se profilent plutôt bien. Si j’étais en forme, je bosserais une partie de la nuit pour m’avancer, je rédigerais les notes que j’ai prises au cours de la journée pour les envoyer à mon chef demain, au lieu de quoi je vais me glisser dans les draps après une bonne douche et je vais roupiller comme un enfant…

J’ai fait un truc de bien lors de ma précédente mission à Madagascar il y a trois ans, j’ai embauché un contrôleur de gestion qui est vraiment une machine de guerre en termes de rigueur comptable, d’intégrité, de mise en place de procédures hyper carrées. Tous les projets, toutes les comptas sur lesquelles il a pris la main sont devenues extrêmement fiables, stables, faciles à traiter, à valider. Il doute encore sur quelques points de détail, mais vraiment, voir tout ce qu’il avait accompli en trois ans m’a donné l’impression que, pour une fois, j’avais fait un choix vraiment judicieux en mission (et ce, même si c’était juste l’inspiration du moment qui me l’avait soufflé…). Je n’ai pas souvent l’occasion de me féliciter d’un truc que j’aurais fait au boulot, et, franchement, ça fait tellement de bien que ça devrait arriver plus souvent…

Je n’ai pas fait grand-chose à part voyager et bosser ces deux derniers jours… Trois heures d’attente et de circuit obligatoire à l’aéroport, un peu plus de dix heures d’avion, quelques heures de sommeil, une petite dizaine d’heures de boulot, manger, l’envie de fumer (une seule hier, deux aujourd’hui… c’est dur…), une séance mémorable de tape-cul à l’arrière d’un petit trail dans des chemins défoncés (et quand je dis défoncés, je pèse mes mots…) avec un casque trop grand qui écrasait mes lunettes sur mon nez…

Madagascar n’en finit pas de s’étouffer de ses difficultés politiques : en ce moment, des émeutes secouent certains quartiers, les policiers envoient la lacrymo à la demande, des agressions ont lieu dans des endroits qui n’ont jamais été insécuritaires, la population a vu ses revenus fondre après des mois de blocages politiques, économiques, de dépression, de doutes…

Les jeunes expatriés d’ici sont comme les jeunes du 93, ils rêvent d’argent facile, de célébrité, de réussite financière fulgurante mais ils oublient vite qu’il faut bosser, que malheureusement, on court plus le risque de trimer comme des cons pendant toute notre vie pour ne jamais parvenir à s’offrir un de ces gadgets de luxe que l’on voit défiler à la télé que de se retrouver à l’abris du besoin en ne faisant rien d’autre que montrer notre cul… Ils sont mal armés pour affronter le marché du travail… Ils vivent dans de grandes maisons avec des femmes de ménage, des gardiens, des chauffeurs…

Oh, zut, je m’endors… et dire qu’il est à peine 19h à Paris… je dois vieillir…je me pieute… bonne nuit à vous…

 

 

Par Maman Lion - Publié dans : Madagascar - Communauté : Voyages
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 07:48

J'ai mis quelques jours avant de trouver l'envie d'écrire cette dernière page.

Le sentiment d'échec est entier, constant, harcelant...Je m'en veux d'avoir mal identifié les problèmes au départ. J'en veux à l'équipe locale pour n'avoir pas su me présenter la situation telle qu'elle était (il aurait fallu que je sache exactement quoi demander pour qu'ils répondent précisément à mes interrogations, ils n'ont finalement jamais répondu aux questions globales...). J'en veux à mes collègues pour avoir laissé les choses dépérir à ce point avant de me refiler cette patate chaude...

Bien que j'ai passé de très bons moments avec l'équipe (locale et expatriée), bien que le climat soit carrément paradisiaque et les touristes très bien traités pour pas cher du tout, je n'ai pas accroché avec le pays ; ne pas être joignable par téléphone, ne jamais savoir si j'allais pouvoir envoyer ou lire mes mails me rendait malade...

Je suis chez moi, je suis enfin apaisée...

J'espère que Madagascar se passera mieux... Affaire à suivre, donc...

Par Maman Lion - Publié dans : Myanmar - Communauté : Voyages
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 07:20

Ça y est, je me suis fait un vrai week-end de touriste, et j’en ai plein les pattes (euh, pas marre, non, juste mal aux jambes)… Dans l’ordre depuis samedi midi :

-          Le marché (bla bla bla market, désolée, je ne me souviens pas du nom, soit que je vieillisse, soit que le trop plein d’infos depuis une semaine n’ait eu raison du pauvre truc qui me sert de cerveau) : des bijoux en or, en argent, des pierres précieuses, des jades allant du blanc au vert foncé, des changeurs d’argent, des claquettes par centaines, des jeunes, des vieux, des touristes, des locaux, mais relativement de la place quand même, pas franchement de harangue. Le secret au Myanmar, donner l’impression qu’on s’en fout, qu’on n’en a pas besoin pour que les prix baissent comme par magie. Le détachement, y’a que ça de vrai…

-          La Shwedagon Pagoda : oh, nom d’un petit caramel, je n’ai jamais vu autant d’or de ma vie…  J’espère que j’arriverai à télécharger les photos, c’est carrément stupéfiant… Je vous raconte la petite histoire sur la naissance du temple : en Inde, le Prince Suddharta, tout juste devenu Bouddha reçut la visite de deux frères marchands du Myanmar qui lui offrirent du gâteau au miel. En retour, il leur donna huit cheveux afin que leur cité (Yangon) prospère. Les deux frères présentèrent les cheveux à leur seigneur qui érigea la Pagode recouverte d’or dans lequel se trouvent les huit cheveux ainsi que les reliques de trois autres Bouddhas. Siècle après siècle, la pagode a été retouchée, passant de 66 pieds (désolée, je n’ai pas mon convertisseur de mesures…) à 326 pieds ; des centaines de constructions ont été élaborées autour, créant une cité faite de blanc, bois et or incroyable à visiter… A savoir, en dehors des milliers de tonnes d’or qui doivent couvrir la Pagode, le sommet bénéficie de surcroît d’une espèce de flèche ou ombrelle, je ne sais pas bien comment la nommer qui compte non moins de 3.154 clochettes d’or, 79.569 diamants (non, non, je n’ai pas ajouté un chiffre par erreur…) et bien d’autres pierres précieuses…

-          Un autre temple dont je ne me souviens pas du nom… avec un immense bouddha allongé, d’une inimaginable beauté moderne, le regard presque vivant, l’expression bienveillante vraiment touchante… de quoi rester méditatif même sans savoir méditer…

-          Une jolie balade dans un parc pour enfants, promeneurs et autres romantiques, mimi comme tout avec des poules rigolotes qui ont des plumes jusqu’en bas des pattes et un toucan multicolore (je n’en avais jamais vu, c’est une drôle de bestiole… Je n’aurais pas aimé le croiser dans la jungle…).

-          Le musée de Yangon… c’est à ce moment là que le mal au jambes est apparu… Comme dire… Cinq étages immenses d’alphabets régionaux ou venant du passé, de pierres gravées, d’objets royaux (habits, bijoux, chapeaux…), d’outils agricoles, de Bouddhas en toutes matières, d’instruments de musique (la harpe birmane, ça a une sacrée gueule…), de tableaux en aquarelle ou à l’huile, traditionnels ou modernes, paysages ou scènes de vie… J’ai évité les ampoules de peu (je crois que c’est Bouddha qui a sauvé mes pieds, cette partie du musée était obligatoirement sans chaussures…).

Autant vous dire que je suis rentrée sur les rotules, je comptais bosser un peu, je me suis allongée trois minutes pour me détendre et je me suis réveillée à l’heure du dîner parce que le groom tapait à ma porte pour m’offrir des fruits…

Parmi les autres petites infos glanées durant ce week-end touristique, les animaux des jours de la semaine : chaque jour de la semaine est sous le signe d’un animal (un horoscope existe d’ailleurs, selon le jour de naissance de chacun… Je suis née un lundi, je vais me renseigner sur le net si la connexion le veut bien et dès que j’ai une petite pause sympathique…).

Les produits de beauté locaux également : les femmes utilisent un bois exotique qu’elles pilent, mélangent à d’autres produits plus ou moins abrasifs et dont elles s’enduisent le visage. Cela donne une pâte jaune pâle, dans le but d’éclaircir leur teint (et oui, elles ont une belle peau caramel comme j’adorerais avoir et cherchent à avoir le teint aussi clair que moi… on n’est finalement jamais satisfaites de ce dont la nature nous a dotées, nous les femmes… quelles que soient nos origines, on cherche toujours à ressembler à une autre…). Une fois cette première couche posée sur le visage, elles peuvent soit déposer une couche plus épaisse, soit créer une sorte de forme artistique comme un dessin de feuille, sur les pommettes. Peaux fragiles s’abstenir, le produit en question est assez agressif…

A très vite,

 

Par Maman Lion - Publié dans : Myanmar - Communauté : Voyages
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 07:38
Encore moi,
Pour ceux que cela interesse, quelques compléments d'information sur le bouddhisme birman : le Vipassana.

Vipassana, qui signifie voir les choses telles qu'elles sont réellement, est une des plus anciennes techniques de méditation de l'Inde. Elle a été redécouverte par le Bouddha Gautama il y a plus de 2500 ans qu'il a enseignée en tant que remède universel à des maux universels, c'est-à-dire un Art de Vivre.


Cette technique non sectaire vise à l'éradication totale des impuretés mentales et le bonheur suprême de la totale libération qui en résulte. Guérir, non pas seulement soigner les maladies physiques mais guérir l'homme de toutes ses souffrance en constitue le but.


Vipassana est un moyen de se transformer soi-même à travers l'observation de soi-même. Cela repose sur la relation profonde entre l'esprit et le corps, qui peut-être directement expérimentée par l'attention disciplinée portée aux sensations physiques qui constituent la vie du corps. Celles-ci agissent et conditionnent continuellement la vie de l'esprit et réciproquement. C'est ce voyage fondé sur l'observation, sur l'exploration des racines communes de l'esprit et du corps qui dissout les impuretés mentales, pour acquérir un esprit équilibré, rempli d'amour et de compassion.


Les lois scientifiques qui régissent nos pensées, émotions, jugements et sensations deviennent claires. A travers l'expérience directe, on comprend peu-à-peu comment chacun progresse ou régresse, comment chacun produit de la souffrance ou bien se libère de la souffrance. Il en résulte une vie plus consciente, plus lucide, avec plus de maîtrise et de paix.



http://www.french.dhamma.org/art.html


Par Maman Lion - Publié dans : Myanmar - Communauté : Voyages
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