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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 13:52
Samedi 13 janvier
Ça y est, une partie de la mission est achevée. Je quitte Saint Louis ce matin pour rejoindre Dakar. Au final, malgré le rythme intensif de travail, je commençais à connaître quelques locaux vraiment sympas. Ce que je pensais devoir être un travail de longue haleine semble aller plus vite que je ne l'imaginais. Et puis, j'ai vu la différence entre moi et quelques vrais connards de touristes prétentieux, hier soir au resto et franchement, je préfère être dans ma peau que dans la leur. Saint Louis est finalement une toute petite ville où tout le monde se connaît rapidement. Si j'étais restée une semaine de plus, j'aurais réussi à me faire une vraie petite tribu.
Encore une fois, comme à chaque mission que j'ai faite par le passé, je regrette que le volontaire ne bosse pas au siège. On s'est vraiment bien entendus, ayant la même vision des gens et de l'humilité qu'il est nécessaire d'avoir quand on travaille dans notre milieu. En Mauritanie et à Madagascar, il y a cinq ans, c'était pareil, j'y avais rencontré ce qui aurait pu devenir de vraies amies. Dommage, il faut repartir.
Je regrette aussi de ne pas être allée dans la réserve ornithologique. Mais, j'étais là pour bosser pas pour faire du tourisme. J'aurais essayé de déranger le moins possible en profitant des déplacements des uns et des autres, je crois que j'y suis arrivée.
Alors, quelques conseils touristiques si un jour vous allez à Saint Louis. Si vous allez à l'hôtel de la Tour, préférez la chambre 122 à la 119 (elle est maraboutée...). Si vous voulez passer un bon moment avec un toubab en place depuis 15 ans, tout en mangeant sympa, allez au Provençal. Si vous en avez marre de voir des noirs partout et que vous préférez retrouver des blancs vraiment cons comme à la maison, allez manger à l'hôtel de la Poste.
J'ignore si j'arriverai à vous donner d'autres nouvelles d'ici mon départ lundi soir (tout dépend si j'ai la chance de pouvoir me connecter sur un wifi non protégé à Dakar...). D'ici là, je vous embrasse et vous souhaite un bon week-end.
Par Virginie - Publié dans : Sénégal
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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 13:50
Jeudi 11 janvier 2007
Je suis tellement lessivée ce soir que je n’écrirais pas un roman (une fois n’est pas coutume). Ma mission a pris sa vitesse de croisière. Ils sont tous tellement contents de ce que j’y ai fait que la comptable à qui je venais en appui m’a fait plein de cadeaux dont une splendide robe traditionnelle. Une vraie merveille. Je la porterai demain pour lui rendre honneur.
Et, cerise sur le gâteau, le chef de projet du siège est tellement emballé par ma mission qu’il m’envoie derechef en mission au Pérou au mois d’avril ou mai… Et, je vous le donne en mille, en plein empire Inca, à Cuzco…
Depuis cet après midi, je suis en effervescence, radieuse, complètement épanouie. En même temps complètement morte de fatigue, alors, je vous abandonne.
Par Virginie - Publié dans : Sénégal
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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 13:45
Mercredi 10 janvier 2007
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Hier était une journée morne, tendue, angoissée. La journée d’aujourd’hui était le contraire. Parce que le travail avance, parce que je décode mieux le comportement des autres, certainement aussi parce que j’en attends moins.
Le volontaire du projet, m’a rassurée : je ne rêvais pas le regard de mépris de certains Sénégalais, le pays n’est pas particulièrement accueillant, ses habitants ne sont pas profondément bienveillants, trop habitués qu’ils sont à leur public de touristes. Il faut du temps pour s’y créer une tribu, et ce temps, je ne l’ai pas. Des joyaux doivent se cacher dans les rues de Saint Louis, comme partout dans le monde, mais je ne les débusquerai pas dans le peu de temps qui m’est imparti.
J’ai appelé à la maison aussi et j’ai pu entendre la voix de ma fille qui me racontait tout et n’importe quoi, qu’elle mangeait du pain, beaucoup de pain, volubile au point que je ne comprenais rien à ce qu’elle me racontait, encore malade, certes, mais pas du tout abattue par mon absence, juste contente de m’entendre avant de repartir jouer ou manger. Je me suis trouvé un petit resto très sympa à deux pas de l’hôtel où une petite fille pleine de vie et d’impertinence me rappelait mon petit cœur, et me comblait de joie d’avoir appelé à la maison pour pouvoir regarder cette petite fille sans angoisser ni culpabiliser d’avoir laissé ma puce malade et de n’être pas auprès d’elle à un moment où elle est en souffrance. Non pas que je me croie indispensable, je sais bien que tout se passe bien en mon absence, juste parce que je ne supporte pas de la savoir malade et de me sentir complètement démunie, incapable de rien faire pour la soutenir.
Voilà où j’en étais de mes réflexions quand je suis rentrée à l’hôtel, frémissant à l’idée de retrouver mon cafard d’hier soir… J’ai ouvert la porte, allumé la lumière, et là, j’ai vu un énorme rat traverser la pièce pour aller se réfugier sous le lit… Oui, mes amis, un rat… et puis, pas un petit modèle… Ce qui est hallucinant, c’est qu’hier, j’étais tétanisée de terreur devant un simple cafard alors que la vue de ce rat m’a juste surprise, pas du tout effrayée. J’ai gentiment refermé la porte et je suis allée, hilare, chercher un grand gaillard pour le chasser. Là encore, mes réactions sont parfois surprenantes, je voulais juste qu’il le chasse alors que la veille au soir, j’aurais volontiers atomisé le minuscule insecte qui squattait ma chambre. Bon, lui a préféré atomiser le rat à coup de pompes. Et, du coup, j’ai changé de chambre parce qu’il y avait du sang partout… Et bien, c’était une très bonne chose : j’ai quitté une petite piaule moche, déprimante, bruyante et infestée de cafards (j’en ai repéré deux de plus en rangeant mes affaires… j’ai intérêt à tout désinsectiser en rentrant, sans quoi je vais ramener des saloperies à la maison…) pour une chambre à l’étage, vierge de tout occupant, bien plus jolie et accueillante, ventilée et donnant sur un petit patio encore plus charmant que celui dans lequel chantent les oiseaux le matin. Alors, je voudrais rendre un petit hommage posthume à ce rat dont le passage de vie à trépas m’a permis d’obtenir une chambre vraiment à mon goût. En plus, comme je n’ai pas fait un scandale et que cette histoire m’a franchement amusée, les gens de l’hôtel m’ont prise en sympathie, m’invitant à passer la fin de soirée en leur compagnie, à plaisanter sur cette drôle d’histoire qui venait de m’arriver et à faire des blagues sur le cuisinier grand chasseur de rats à coups de calibre 45 (c’est la pointure de ses chaussures).
Par Virginie - Publié dans : Sénégal
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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 13:41
Mardi 9 janvier 2007
Une petite bière, une petite clope, de quoi bien finir cette longue journée de travail. Un bon roman et un resto délicieux, de quoi me mettre en jambes pour relater ma journée d’aujourd’hui.
J’ai adoré la Mauritanie, j’ai adoré Madagascar, j’avoue que j’ai finalement un peu plus de mal à accrocher avec le Sénégal. C’est assez épuisant d’y être une femme blanche toute seule, on s’y fait constamment accoster, le plus souvent par quelqu’un qui tente de vendre un souvenir « pas cher » à ce billet de 100€ ambulant qu’apparemment on représente bien malgré nous. La solitude m’y pèse aussi, ne pas pouvoir en plaisanter avec une copine qui trouverait aussi ridicule que moi de se faire interpeller tous les cinq mètres pour revenir les bras chargés de sculptures, djembés, colliers, tissus et autres articles absolument nécessaires.
Ma tribu de l’Aïkido me manque aussi. Ils doivent être sur le tatami à l’heure qu’il est. Un peu d’esprit martial et une bonne séance bien fatigante m’auraient fait du bien ce soir…
Finalement, j’en reviens au même constat que cet été : le paradis n’existe pas sans les autres. Le plus bel endroit de la terre est bien vide quand ceux que l’on aime s’en trouvent loin.
Petit moral ce soir, un peu mal à la tête d’avoir passé la journée la tête dans l’écran de mon ordinateur sous les néons du bureau, loin de la lumière du soleil. C’est bien la peine de faire plus de 5.000 km pour passer ses journées cloîtrée dans un bureau aux volets clos. Et, puis, j’ai un visiteur imprévu dans ma chambre d’hôtel qui me fait dresser les cheveux sur la tête : un gentil cafard qui se ballade sur les murs et n’a pas encore trouvé le chemin de la sortie. De quoi alimenter mes angoisses nocturnes, fait chier !
Heureusement, je marche (enfin, pas à l’instant, là, j’écris, on peut pas tout faire, et puis, fait nuit, je ne vais pas me balader en pleine nuit à Saint Louis toute seule, quand même… là, j’écris, et je me gratte à chaque fois que je vois ce putain de cafard se promener sur les murs de ma chambre…). Bref, heureusement, j’ai pu marcher aujourd’hui. Les bureaux sont à deux kilomètres environ de mon hôtel, ce qui me permet de faire de longues balades le long du Fleuve Sénégal pour aller au bureau et en revenir, en profitant du soleil de cet hiver africain qui ressemble au printemps au bord de la mer. Et, ce soir, un vent fou soufflait, bousculait tout sur son passage, un vent comme j’adore, violent, chaud, un peu humide, un vent de bord d’Atlantique comme à la maison, quoi… Je crois que je vais le buter ce foutu cafard, il me fout trop les boules et j’en ai marre de me gratter ! ! ! J’ai bien essayé le produit anti-moustiques, mais ça le fait doucement rigoler…
Demain sera certainement une bonne journée, pas moins intense au niveau boulot, mais au moins, j’aurai dormi (enfin, faut que je fasse la peau à ce cafard si je veux dormir tranquille, oui, je sais, c’est débile, si ça se trouve y’a toute sa famille qui roupille dans un recoin du placard, mais c’est le fait de le voir, de savoir qu’il est là… Et oui, partir en mission en Afrique quand on flippe les insectes, ça peut sembler contradictoire… allez savoir…). Donc, demain, les petits oiseaux viendront célébrer avec moi le lever du soleil en chantant dans le patio de l’hôtel (ça, c’est carrément magique…), ils chanteront l’hymne à l’aube pendant que je prendrai mon petit déjeuner. De quoi se réconcilier avec le règne animal, non ? (au fait, les insectes font-ils partie du règne animal ?)
J’ai fait une chose aujourd’hui dont je ne me croyais pas capable : j’ai fait pression sur le chef de projet, j’ai fait « la méchante », moi qui ai si peur du conflit, qui ai tant de mal à affronter les autres. J’ai beau me dire que c’est normal, que je suis là pour ça, que j’ai toutes les bonnes raisons du monde, je n’en ressens pas moins violemment le malaise du conflit, l’envie de me transformer en petite souris le temps que ça passe, de me cacher, d’être lâche. La fonction fait l’homme, paraît-il… C’est vrai, mais ce n’est pas sans douleurs. Au final, je me dis que ce qui sous-tend mes relations aux autres n’est pas tant ma gentillesse qu’une certaine lâcheté, une peur qui me pousse à ne m’entourer que de gens bienveillants pour ne pas avoir à gérer de rapports de force. Le même genre de peur qui me tétanise devant ce petit insecte de merde qui fait à peine deux centimètres de longueur (et encore, s’il les fait…). C’est vraiment n’importe quoi…
Finalement, c’est pas la crème solaire que j’aurais dû emmener mais un aérosol anti-rampants…
Par Virginie - Publié dans : Sénégal
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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 13:37
Lundi 8 janvier 2007
J’ai quitté Paris ce matin sous la grisaille, l’humeur aussi noire que les nuages de l’aube, le cœur aussi humide que le crachin qui s’infiltrait partout, immensément triste de quitter ma fille, de l’avoir entendue qui sanglotait à cause de mon absence. Le prix de l’amour se paie avec les tripes, mon ventre de mère ne peut pas résister à l’appel de détresse de ma toute petite… Et, j’ai beau me raisonner, me dire qu’en un instant, le chagrin sera parti, je connais trop bien la saveur amère de la solitude pour ne penser qu’à mon bien être et considérer que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Non, c’est faux, tout est simplement affaire de compromis, un compromis entre mon désir de retrouver un des plus grands bonheurs de mon travail et celui de rester auprès du plus grand bonheur de mon existence.
Heureusement, j’ai pu m’asseoir côté hublot, et, dès que l’avion a traversé la grisaille parisienne, je me suis retrouvée caressée par les rayons du soleil qui me regonflaient le moral et me donnaient chaud à l’âme en même temps qu’au corps. Et, avec la chaleur est revenu l’espoir, celui de renouer avec le plaisir des missions, de la formation, retrouver la passion de mon travail, cette passion qui m’a donné l’impression de ne pas être là en vain, de faire quelque chose d’un petit peu utile, celle qui donne de l’énergie et me ferait oublier, pour un temps, tout ce qui me fait brûler trop vite ma force de vie et mon énergie.
J’aurais très bien pu me faire un torticolis dans l’avion, tellement je suis restée scotchée par le paysage qui s’étendait à mes pieds. J’ai fait le voyage sous le charme de la puissance de la nature et de sa grâce inhérente, je me suis coupée des gens autour de moi, cherchant à m’imprégner de la force des éléments, de la beauté des reliefs escarpés de l’Espagne, de la grâce des montagnes marocaines, des arabesques poétiques que dessinait un fleuve scintillant sous le soleil de midi, de ce désert découvert il y a dix ans et dont l’empreinte est restée en moi, cent fois oubliée, refoulée, cent fois retrouvée, intacte, un peu comme ces traces de fleuves que l’on voit depuis l’avion, cours d’eau taris depuis des millénaires mais dont la force d’érosion a laissé comme une cicatrice dans laquelle ne s’engouffre plus désormais que le sable du désert.
J’ai fait le trajet coupée de mes semblables, peut-être parce qu’en montant dans l’avion, j’ai vu un petit bout d’homme se faire brutaliser verbalement par sa furie de bonne femme ; peut-être parce que la beauté magique de la nature sous mes pieds était constamment taillée comme au couteau par la main de l’homme, par ses routes, par ses villes et ses usines ; peut-être seulement parce que j’avais peur de cette Afrique découverte il y a dix ans, certainement changée, probablement plus âpre que ce que mes souvenirs m’en laissaient comme image…
J’ai vu deux trucs vraiment stupéfiants dont je ne connais pas l’explication : au dessus du Maroc, on pouvait voir dans certaines villes rurales (oui, c’est un peu contradictoire, ça ressemblait à des villes qui auraient été construites autour et au milieu des champs) des cercles parfaits de la taille de quartiers entiers. Je ne sais pas comment une telle prouesse est faisable ni à quoi ces cercles de verdure (parce que la plupart étaient verts) pouvaient bien servir… L’autre chose ressemblait à des sortes de carrelages réfléchissant le soleil et qui s’étendaient eux aussi sur les distances incroyables. Qu’est-ce que ça pourrait bien être ? Des cultures sous-serres ? Tout ceci m’a interloquée.
Mais, je ne pouvais pas rester dans ma bulle, il fallait atterrir, affronter les douaniers, la foule, la vie, quoi… Ce qui est bien avec la vie, c’est qu’elle nous choppe toujours là où on ne l’attend pas. Si j’avais pu imaginer à quel point Dakar ressemblait à Nouakchott, je n’aurais pas eu peur de replonger dans une grande capitale Africaine. J’y ai retrouvé les incroyables constructions de ces grandes villes africaines où le bidonville côtoie la maison bourgeoise, où l’on trouve côte à côte des maisons en constructions (dont certaines ne seront jamais entièrement finies et sembleront toujours en chantier), des villas délabrées, certaines aux peintures vives, d’autres écaillées, ou encore avec du fer forgé sur les portes et sur les fenêtres… Des taxis, à la limite de l’épave, se faufilant au milieu de la foule, des charrettes, des taxis-brousse, la pollution impensable de tous ces moteurs qui crachent leur fumée noire de vieille huile jamais vidangée, cette poussière collante qui s’insinue partout et donne la gorge sèche… Le bord de la route est stupéfiant pour une chose : on y voit des vautours immenses, perchés en haut des arbres, aux environs d’une décharge publique, occupés à surveiller le bétail qui traîne constamment sur le bord de la route, des fois que l’un d’eux soit malade ou suffisamment inconscient pour couper la route à une voiture et se faire écraser par elle. Apocalyptique comme vision…
Le volontaire du projet m’attendait avec le chauffeur du projet pour m’emmener de Dakar à Saint Louis. Je ne parlerai pas boulot, c’est confidentiel (et puis, j’aurai un rapport de mission pour ça…), je tiens juste à dire que des six heures environ que nous avons passés ensemble dans la voiture ou chez les partenaires du projet, j’ai pu retrouver pourquoi j’aime mon métier. Parce qu’il est peuplé de quelques passionnés avec lesquels il est facile de parler de tout et de rien (du projet, de soi, de bouffe, de baobabs…), parce que la qualité des projets que l’on mène a une vraie valeur pour les populations cibles qui sont touchées, parce que j’ai la chance de bosser avec des gens qui ont une âme.
Alors, pour finir, je voudrais avoir une pensée attendrie pour les baobabs, ces arbres étranges qui ont l’air de ne jamais avoir été terminés, qui sont trop gros, dont les feuilles sont trop rares, qui ont l’air d’handicapés difformes. Aujourd’hui, j’ai été frappée par leur beauté faite d’étrangeté, voire d’une sorte de mocheté harmonieuse. J’ai été confrontée à deux types de beautés aujourd’hui, celle intemporelle et par conséquent un peu froide de la grandiose mère nature et celle plus fragile, plus délicate que l’on ne voit pas au premier coup d’œil mais qui vous réjouit l’âme de par son rayonnement intérieur, celle des enfants, des baobabs et des gens qui ont une âme.
Par Virginie - Publié dans : Sénégal
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