Au hasard...

  • DSCN0105 2012-02-23 767

Pays et pensées

Pourquoi ce blog ?

Recherche

Commentaires Récents

Laos

Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 17:39

Mercredi 29 février 2012

Salut la tribu,

Mais c’est que j’ai du retard, dites moi… Faut dire, je n’ai pas eu le temps de lever le nez, pas eu le temps de prendre des photos, pas eu le temps de visiter de temple ni eu le temps d’aller chercher des cadeaux (j’ai honte…), par contre, j’ai fait de belles rencontres…

Allez, je vous raconte…

D’abord, la volontaire pêchue qui est arrivée samedi. Petit bout de bonne femme impatiente et impétueuse, colérique et rigolote. Elle s’entend très bien avec notre comptable de province que j’ai pu découvrir un peu plus grâce à elle. C’était rafraîchissant comme rencontre.

Ensuite, mon chef de projet et sa femme. On commence à vraiment bien s’entendre, je suis moins stressée, moins tendue, on discute bien, on se marre bien. Ils ont vécu en Equateur, en Birmanie, à Madagascar, au Brésil au Cambodge et maintenant au Laos sur des projets généralement autour des paysans… Ils ont vu des poissons de 3 mètres de long qui font des petits ou des gros « blup » toutes les 7 secondes, des maisons sur pilotis entourées de milliers de caïmans, des raids de centaines d’oiseaux sur des zones protégées (pour bouffer les poissons que les habitants de la réserve n’avaient pas le droit de pêcher), des vols annulés pour cause de surpopulation de vautours sur un aéroport, et j’en oublie…

Trois bénévoles d’une assos de commerce équitable venues aider les Lao à proposer de meilleurs produits à l’export (confitures, pâtes de fruits). L’une d’entre elles a une ferme en Normandie, je vous mets le lien : http://www.la-ferme-de-martine.com/. Elle est hallucinante, si jamais un jour vous allez vous perdre vers Rouen, ça vaut le détour, elle est comme on dit « haute en couleurs », elle devrait vous plaire, et elle fait des confitures bio avec les fruits de son jardin… Bon, elle fait jouer ses moutons dans la neige aussi… Chouette rencontre. Et ses deux co-missionnaires sont adorable, je me suis trouvé trois voisines sympas à la Guest House, ça tombe bien, j’avais fini mes trois romans, j’avais plus rien à lire pour mon petit déj…

Et voilà, l’aventure s’achève demain. Je n’aurais fait que bosser, manger, boire des bières et dormir durant ces 10 derniers jours. Lu aussi, maté quelques vidéos, parlé en anglais pendant des heures et des heures au point de ne plus trouver les mots en français sans les connaitre en anglais… Un truc drôle à ce sujet : les Laos avec lesquels je travaille comprennent mieux l’anglais si je prends un pauvre accent bien franchouillard… J’ai régressé en accent pendant cette mission…

Désolée, tout ceci n’aura pas été très dépaysant… C’était très probablement ma dernière mission. J’ai adoré vous trimbaler dans mes valises au cours des six dernières années, ça me permettait de regarder ce qui m’entourait différemment, pour vous en parler, vous en rendre compte...

Il me tarde de rentrer et de retrouver ma famille…

Je vous embrasse

Par Maman Lion - Publié dans : Laos - Communauté : le texte voyageur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 15:21

Dimanche 26 février 2012

Pas de chance les amis, j’ai été tellement en vrac aujourd’hui (mal de tête effroyable depuis hier soir) que je n’ai finalement pas fait mon tour de Vientiane.

Les noces ce matin étaient traditionnelles : les mariés, une première partie avec une sorte de prêtre (enfin, je suppose) puis le défilé de tout le monde pour bénir les mariés et leur souhaiter du bonheur. Un repas ensuite et je suis rentrée me pieuter…

Aurais-je été piquée par la mouche Tsé Tsé ???

Donc, petite forme, une cure de sommeil entrecoupée de la saison 4 du Dr. House, donc, rien de bien culturel ni de bien intéressant…

Des bises

 

Par Maman Lion - Publié dans : Laos - Communauté : Voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 15:20

Samedi 25 février 2012

Journée de repos forcé. La fatigue accumulée de toutes ces nuits sans sommeil (ou trop peu) m’est tombée dessus aujourd’hui. Hier, j’ai sombré devant un bout de film, ce matin, j’ai eu du mal à émerger pour prendre le petit déj, et je me suis recouchée presque de suite après. Je me suis trainée jusqu’à un resto à côté, j’ai eu la visite d’une volontaire pêchue, et je me suis remise au lit après son départ… J’ai bien du dormir 14 heures depuis hier soir… Du coup, mal de tête carabiné, je me sens molle comme de la guimauve mais maintenant qu’il est l’heure de me coucher, je n’ai plus sommeil…

Au Cambodge, j’avais fait une série d’insomnies à me réveiller au milieu de la nuit comme si je sortais d’une vulgaire sieste. En Birmanie, je n’avais eu aucun mal à être dans le rythme immédiatement. Ce coup ci, mon corps refuse de se mettre à l’heure locale… Je lâche prise vers 2 heures du mat (avec un réveil à 6h30, ça pique) et je passe mes journées comme si je me pieutais depuis des jours beaucoup trop tard…

Bon, faudrait quand même que je vous parle un peu du Laos… Le souci, c’est que j’en ai vu trop peu pour en causer vraiment… Alors, je vais vous parler d’un des projets que nous menons. C’est un projet de développement de la filière du bambou. Au Laos, il y a des forêts entières de bambou que personne n’exploite. Les vietnamiens et les thaïlandais cherchent à mettre la main dessus, alors il serait préférable que cela puisse être bénéfique aux paysans locaux. L’idée est de les former à l’exploitation de ces forêts mais aussi de développer les économies en aval de la filière. Il en existe plusieurs : la pâte à papier (la moins rentable et la plus redoutable en termes de déforestation), l’ameublement (compliqué du fait que la région est très enclavée, et vu le coût du transport, faire transiter du bois creux, ce n’est pas du tout rentable), la vannerie (déjà un peu plus facile à développer aux alentours des zones d’exploitation forestières), et d’autres usages comme le parquet (si, si…) et les cure-dents (et oui…), de l’habillement également (ça doit être un peu comme le chanvre et le lin). J’ai découvert que le bambou n’est pas un arbre, c’est une herbe (et oui, vous aussi vous vous coucherez moins cons ce soir)…

Mon impression sur les Lao… D’une gentillesse extrême pour la plupart, un anglais réduit, et une forme de nonchalance (ils fonctionnent à 2 à l’heure…) qui fait bondir de joie quand l’un d’eux a l’air de piger rapidement… Bref, la partie « formation » de ma mission est loin d’être gagnée, je manque de temps… mais tout ceci se fait dans une douceur et une bienveillance très agréable, je regrette juste le manque d’efficacité du voyage.

Pour couronner le tout, internet ne fonctionne pas ce soir, c’est pas drôle… Il me tarde de rentrer… mon chez-moi me manque, Luna me manque, Benoît me manque, j’ai envie d’un câlin… J’aime bien la façon anglaise de parler du manque : « I miss you », ça met celui qui souffre de l’absence au premier plan, un peu comme si on disait plutôt « je souffre du manque de toi », ce qui est plus proche du ressenti que le « tu me manques »…

Bon, demain, mariage traditionnel et visite de quelques sites touristiques… On va faire chauffer l’appareil photo et chausser enfin les lunettes de soleil…

Je vous bizoute !

Par Maman Lion - Publié dans : Laos - Communauté : Voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 17:07

Vendredi 24 février 2012

Et ben la v’la qui rentre en zigzaguant ce soir, la bonde… Un guet apens de première : l’expat du Laos, son épouse et un ancien expat du Cambodge de passage en mission dans le coin…

C’est étrange les souvenirs, on n’en garde finalement pas ce qu’on supposait. J’ai ce blog pour me le rappeler. Cet expat que j’ai retrouvé, j’étais sûre d’en avoir parlé, d’avoir raconté ce dîner chez lui, son gamin avec la gastro qui m’avait presque dégueulé dessus avant de reprendre son discours enfiévré, sa femme belle comme le jour, sa raquette anti-moustique (euh, si, ça, j’en ai causé…), leur gentillesse précieuse, les rires partagés… Et bien, j’ai parlé de la bouffe que j’y avais mangé (si, si, je suis allée vérifier, je voulais faire un lien pour faire un pont entre les âges, rien de précis sur cette belle soirée dont le souvenir m’accompagne encore souvent comme l’un de mes plus doux souvenirs de mission…).

Alors, je m’interroge : quelle trace laissera cette mission au Laos ? Quels sont mes souvenirs d’ailleurs ?

De la Mauritanie : le soleil flamboyant sur la falaise, les grottes rupestres et ce qu’elles dissimulaient, le désert, l’odeur de la chèvre et le dégoût du mouton, le soleil sur la peau pour la douche en plein air, les ragoûts de patate.

De Saint Louis : Aminata, ses cafards et son rat… Awa et sa jumelle… Nos discussions sans fin sur le statut de la femme.

De Tana : les couchers de soleil, les orages, la pluie sanglante qui dévale les rues, la clochette de la femme de coopérant, les amoureux dans l’avion, la Vache qui rit, le carpaccio de Zébu. Luc et ses enfants, Olivier et nos prises de gueule, Daniel et ses grommellements.

De Cuzco : la Cène et « El Cuy », les vestiges Incas, mon délicieux guide, les 36 sortes de maïs et les 200 sortes de patates, la bière plutôt que la cathédrale, le sacrilège du coca dans le vieux rhum ambré.

De Bogandé : les rires à la fin des phrases, l’eau blanche, le palu, mon âne réveille matin. Et Claire, surtout Claire…

De Phnom Penh et Siem Reap : le vertige, grandeur et décadence, la solitude dans les temples, les arbres plantés dans les ruines, l’acide comme remède à l’adultère, la fête de l’Indépendance avec Frédéric. Jean-Marie, sa femme, ses gosses et l’ivresse de la rencontre qui fait du bien. Kanhchana, si farouche, si proche.

Ouaga : la bière, Claire, ses gosses, le sentiment d’être à la maison, l’ordi qui me brûle les doigts, les délestages suffocants.

Yangoon : le bonheur des filles… L’or et le pourpre, l’orange et le kaki. Le goût amer de l’échec.

Ambovombe : la tourista, les cactus, la femme fantôme qui enlève les hommes mariés, le cercueil trimbalé dans toutes la bourgade, Anjarasoa et son gros ventre.

Quelques moments partagés, quelques rencontres inoubliables, des situations cocasses, imprévues, improbables. Le plaisir du décollage. Le désir de rentrer à la maison, la peur de ne pas revenir parfois aussi. Des visages, des tonnes de visages, des rires, des sourires, du travail en pagaille, quelques photos volées, des lits trop grands, des moustiques trop gourmands, des nuits d’insomnie, des films sous-titrés en hiéroglyphes, des litres de bière…

Ce soir, je m’en souviendrai aussi… Peu importe que je me rappelle ou non de ce qu’on s’y est dit, l’essentiel est ailleurs, dans le rire, la bienveillance des regards, dans la confiance de livrer un peu de nous même, dans la joie immense des vieilles retrouvailles et le plaisir des nouvelles rencontres.

Ce qu’il me restera de ces années de voyage : les visages que j’y ai croisés, les histoires qu’ils m’ont racontées, la leur, la mienne…

Par Maman Lion - Publié dans : Laos - Communauté : Voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 17:23

Jeudi 23 février 2012,

Salut la tribu,

Allez, faute d’avoir fait un tour dans Vientiane (en dehors de mon trajet du matin en touk-touk), j’ai décidé de prendre des photos de ma chambre d’hôtel et du patio dans lequel je prends mon petit déj le matin…

Vous y trouverez : la vue depuis mes chiottes, mes deux meilleurs amis (allez, je vous laisse chercher… et non, ce coup-ci, ce n’est pas un rouleau de PQ…), des orchidées, un arbre du voyageur, un ectoplasme, un roman (j’en suis à deux depuis mon arrivée, je n’en ai pris que trois, je suis dans la m…)… Bon, elles ne sont pas très réussies, je ne suis pas la reine de la photo nocturne, encore que mon petit Coolpix me pardonne beaucoup de choses…

Un truc rigolo à Vientiane. Certes, c’est une ancienne colonie française mais plus personne n’y parle la langue de Molière aujourd’hui (les écoles sont bilingues Lao-anglais), toutefois, les noms des rues sont tous affichés en Lao et en Français (Avenue Machin, Boulevard Truc et Impasse Bidule…). Ça m’a fait marrer ce matin…

La température augmente un peu tous les jours… J’arrive encore à ne pas allumer la clim la nuit, mais c’était limite-limite la nuit dernière… En dehors de ça, je ne vais pas vous raconter mon boulot, ça m’ennuie déjà bien assez (encore que la journée d’aujourd’hui était bien plus satisfaisante que la précédente…) pour que je vous inflige un récit d’un tel inintérêt…

Petite séance cherté de la vie :

-          Un trajet en touk-touk entre l’hôtel et le bureau : 25.000 Kip (un peu plus de 3 USD)

-          Une bière de 25 cl : 10.000 Kip (un peu plus de 1 USD)

-          Un plat de résistance : 30.000 Kip (un peu moins de 4 USD)

Au niveau bouffe, je m’amuse moins qu’au Cambodge. Faut aimer le riz avec la viande en sauce bien grasse… Heureusement, il y a les fruits tropicaux, le tofu et les omelettes…

Quant aux gens, ils sont plus qu’accueillants, je n’ai pas réussi à payer un seul repas de midi depuis mon arrivée et pour les repas du soir, c’est bien parce que je suis restée seule hier que j’y suis parvenue… C’en est presque gênant à force… La fille de ma comptable est un petit bout de nénette malicieuse et pleine de vie, culottée comme c’est pas permis… Elle m’a bien fait marrer ce soir…

Bon, je devais me remettre au taf, mais je suis lessivée. J’attends l’heure d’appeler mon homme (j’ai eu Luna longuement tout à l’heure, ça fait carrément du bien…) et je me fous au plums’…

Bonne fin de journée les z’amis...

Par Maman Lion - Publié dans : Laos - Communauté : Voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 15:46

Mercredi 22 février 2012

Ben merde alors, voilà que je souffre du malaise de la page blanche…

En fait, je n’ai rien à raconter, j’ai perdu l’entrain, l’appétit, l’envie de découvrir… Trop bossé aujourd’hui, trop sollicitée par d’autres projets que ceux pour lesquels je suis venue à l’autre bout du monde. Ils me pourrissent l’existence, me font piétiner, me font perdre mon temps et sont capables de foutre ma mission en l’air… Une sorte de fatalisme me pèse, l’impossibilité de la tâche, l’inintérêt pour une partie importante de mon taf, le sentiment que ça ne rime à rien, qu’on s’échine à construire un château de sable dans cette putain de fonction où nous sommes pris en otage par des bailleurs de fonds omnipotents et par conséquent incapables de rendre service à ceux pour lesquels ce travail est fait. J’en ai tellement marre, il faut que ça cesse ! Ressentir le même découragement qu’au bureau alors que je suis au plus près de l’action me déprime…

J’ai décliné l’invitation à dîner de ma comptable parce que c’est trop la merde sur un autre projet… Pendant des années, ils m’ont prise de haut, ont méprisé mes capacités sous prétexte que je n’étais pas à l’aise avec leur outil, trop « con » pour comprendre, alors qu’ils faisaient du Mozart… Et maintenant qu’on découvre que c’est la merde, qui vient ramasser les morceaux, essayer de sauver les meubles ? C’est marrant comment tout d’un coup j’ai retrouvé grâce à leurs yeux méprisants et jugeants… Le pire, c’est que je n’en retire aucune fierté, aucun orgueil du « qu’est ce que j’avais dit ??? », aucun plaisir de les voir le nez dans leur merde. Ça m’écœure, c’est tout… Et le plus drôle, c’est que le fait d’arriver à sauver les meubles ne changera strictement rien, les méprisants considèreront toujours qu’on n’est pas capables de faire autre chose que de la merde en boite !

L’injustice de perdre mon temps sur ces merdes me fout en l’air. J’ai tellement mieux à faire, mais hélas, je n’ai pas le choix, ça urge, ça presse, c’est la priorité des urgences, il faudrait ne plus faire que cela… J’y ai déjà consacré des jours, mais des jours inutiles tellement la tâche est immense… Je perds mon temps et je n’en peux plus de le gaspiller !Il n’est même plus question de faire son boulot correctement, c’est un miracle qu’il faudrait pouvoir fournir, quelle truffe, j’ai laissé ma baguette magique en France, elle ne passait pas la douane !!!

Je n’ai donc rien à raconter sur le Laos, pas une photo, pas une anecdote, rien ! J’ai perdu quelques secondes ce matin à contempler un nénuphar, c’est mieux que rien… Je suis invitée à un mariage dimanche, c’est intéressant… Je croise de magnifiques pagodes, c’est beau... Je bouffe du piment et des fruits tropicaux depuis deux jours, ça fait mal au cul !

Je pense que la journée de demain sera meilleure, j’attaque la formation à proprement parler… Au moins, j’aurai l’impression de faire ce pour quoi je suis ici…

C’était la séance gron-gron-gron… Je vais me coucher !

A demain, la tribu…

Par Maman Lion - Publié dans : Laos - Communauté : le texte voyageur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 17:00

Mardi 21 février 2012

Salut la tribu,

 

Et voilà, vous avez devant vos yeux la prose trouble d’un poisson rouge sans sommeil (ou si peu) depuis 35 heures, alors, j’en appelle à votre bienveillance et j’espère bien tenir debout encore quelques minutes…

C’est ça qui est chiant avec les vols de nuit vers l’Asie : tu piques du nez au décollage (ben, c’est l’heure de la sieste… mais la poussée, ça réveille son homme…), tu bouffes, tu mattes un film, tu essaies de dormir (mais pas de bol, la sieste à 18heures, c’est plus dur déjà et pourtant, j’avais pris deux verres de pinard en pensant que la digestion aidant, je sombrerais, mais nakash… j’ai tout essayé, me tortiller, faire une séance de sophro, un film en VO pas sous-titré, choux blanc !!!!!)… Bon, quand enfin, aux alentours de 23h (heure française), je me suis écroulée sur ma tablette, ils ont rallumé la lumière et apporté le petit déj…

Hanoï, 6h du mat (en local, facile, c’est 6 heures de décalage horaire…), 10°, je me gèle le cxxx dans un aéroport international tout riquiqui (pour ceux qui sont passés par la Thaïlande un jour, c’est juste l’opposé absolu) à se demander comment le régime tolère les 3 temples de la consommation qui se battent en duel… micro-dodos sur des sièges à bosses (j’aurais donné un empire pour un banc en bois… because là, c'est l'heure du dodo... il est minuit passé, j'en ai plein les patounes) et pancakes au chocolat (ouais, la fringale du corps fatigué et tout mou qui ne peut pas dormir et qui n’a plus de jus…).

Je repère mes compagnons de patience… Les parents qui sont partis avec leur grand fils qui a du leur offrir le voyage pour leurs 40 ans de mariage, la mère célibataire baba cool et sa grande asperge d’ado grincheuse qui sait tout et ne tient pas en place plus de 10 secondes (putain, c’est long 3 heures…), le groupe de touristes avec leur animateur qui court partout avec 10 passeports dans les mains (j’attendais qu’il se viande, je n’ai pas eu droit à l’envolée magique des passeports… mais franchement, ça aurait été grandiose…), le mec de 200 ou 300 kg, je ne sais pas trop, et je ne sais surtout pas comment il est parvenu à passer le portillon de la douane.

Je n’ai parlé à personne à part les formules de politesse de base. Pas envie de parler, pas envie de les écouter non plus, envie de dormir sans y parvenir, envie de faire le vide…

Et puis, arrivée à midi au bureau. Elles ont un accent à couper au couteau mes deux comptables, avec mon cerveau ralenti, c’était grandiose… Bon, moins que les temples bouddhistes à tous les coins de rue (petit tour en perspective) mais une certaine maîtrise de la blonditude…

Oh, tiens, en parlant de blonditude… Je me suis vautrée dans l’aéroport hier matin à Roissy en traversant le Terminal 2 pour aller à l’enregistrement… Je suis passée sur le tapis, mais pas ma valise, et comme une nouille, je ne l’ai pas lâchée… Et bien, tapis roulant 1 – Virginie 0 !!!!

Bon, allez, je fais le pari que je nique le décalage horaire. Il est 16h45 chez vous, 22h45 ici, j’ai tenu autant que j’ai pu… Réveil 6h30, c’est parti et l’objectif c’est de le faire d’une traite…

A demain les zamis !

Par Maman Lion - Publié dans : Laos - Communauté : le texte voyageur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 12:44

Salut la tribu,

 

Moi qui pensais que c'en était fini des missions, qui espérais que ç'en était fini de mon taf avec mes transports sans fin, je m'étais mis deux doigts dans l'oeil...

 

Dans une semaine, je vous entraîne encore une fois en Asie du Sud-Est, au Laos, le pays des éléphants...

 

Alors, avant de partir, autant découvrir un peu le pays et ses habitants, histoire de faire ma valise avec envie et enthousiasme... pour vous emmener une dernière fois découvrir une destination par le petit bout de ma lorgnette...

 

Je pars en pleine saison sèche (30-33°... au sortir de la neige, ça va me faire tout drôle... encore faut-il que je rentre encore dans mes robes d'été, sachant que j'en avais perdu la moitié lors de ma précédente mission, pour ceux qui s'en souviennent...). Le Laos est un pays à majorité rurale, mais je resterai à Vientiane, la capitale. Dommage, il paraît que les montagnes sont à tomber par terre...

 

J'ai hâte de découvrir les Lao... Je n'en ai entendu que du bien. Pour la blague, la "République démocratique populaire lao" (et oui, c'est un des derniers états ouvertement communiste, et ce, depuis l'année de ma naissance...) est composée de 68 ethnies... Tous ceux qui y sont allés, y sont restés, tous sont tombés amoureux de ce peuple qu'ils disent être d'une douceur infinie (l'imprégnation bouddhiste, j'ai déjà trouvé ça formidable au Cambodge... même le régime communiste s'en est accomodé... comme quoi, patience et longueur de temps font plus que force ni que rage comme disait notre fournisseur de dictons animaliers favoris...). J'ai déjà rencontré l'une des comptables lors de mon séjour à Phnom Penh et j'avais été charmée par cette petite souris sérieuse et douce... J'ai hâte de la revoir et de découvrir le reste de l'équipe...

 

Au niveau économique, le pays est l'un des plus pauvres au monde. L'agriculture y emploie plus de 75% de sa population active, les infrastructures de communication (routières, téléphoniques...) sont à mettre en place, seuls l'exploitation minière et le développement (récent) du tourisme ramènent des devises étrangères. Ah, non, j'oubliais, il y a une autre ressource... l'opium mais tout ceci reste bien évidemment bien planqué et ne bénéficie en rien aux paysans bien que le Laos soit dans le tiercé gagnant des pays producteurs... L'économie est fragile, la pression des pays émergeants avoisinants est difficile à contenir (notamment sur l'exploitation des forêts frontalières par la Thaïlande) et le développement d'une politique de déploiement de l'énergie hydroélectrique à grande échelle est le pari que les dirigeants ont fait pour faire décoller le pays en exportant l'électricité à toute la sous-région quand ces projets pharaoniques seront achevés.

 

Maintenant, histoire de ne pas tomber dans l'angélisme, il existe d'autres choses, le génocide des hmongs, un analphabétisme record, la main mise sur les médias, une main de fer sur les dissidents... Je vous en dirai peut-être plus, si cela pèse sur la vie de ceux dont je vais partager le quotidien pendant dix jours...

 

Un truc rigolo sur les dangers dans le pays... Certaines chauve-souris ont la rage... ça la foutrait mal...

 

Voilà, je vous donne rendez-vous dans une semaine : départ lundi 20 février à 13h10, arrivée à 6h40 le lendemain à Hanoï, trois heures d'attente dans l'aéroport avant le vol vers Vientiane et démarrage de la mission à 10h45... Je commencerai donc à publier mardi prochain !

 

A tout vite !

 

 

Par Maman Lion - Publié dans : Laos - Communauté : le texte voyageur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés